Saison musicale 2018-2019

 


 



Vendredi 19 octobre 2018 – 20h
Sous-préfecture – Abbeville

VARIAZONI D’AMORE

Alexandra Luiceanu – harpe
François Leyritt – Contrebasse

 

 

Au XIXème siècle, le succès de l’opéra romantique est tel qu’il inspire des compositeurs et interprètes à reprendre les thèmes les plus populaires dans des œuvres solistes. Transcriptions, variations, paraphrases suscitent alors un vif intérêt dans les cercles privés et publics. Ces morceaux de bravoure où la virtuosité est mise en avant permettent alors aux compositeurs d’explorer les paramètres techniques et expressifs de l’instrument et aux interprètes de briller.
Ainsi, des instruments comme la harpe ou la contrebasse sont alors mis en avant grâce à des interprètes-compositeurs tels que Giovanni Bottesini ou Elias Parish-Alvars, dans la lignée de Franz Liszt ou Niccolo Paganini.
Elias Parish-Alvars, harpiste britannique très célèbre au XIXème siècle a exploré les sonorités de la harpe et inventé des modes de jeux très novateurs pour son époque, repoussant la virtuosité à un tel point que Liszt lui-même s’inspirera de certaines de ses trouvailles! Parfaite synthèse de l’artiste romantique et du héros, Parish-Alvars et sa personnalité aventureuse  illustre à merveille la naissance de la harpe moderne.
À l’instar de Parish-Alvars, le contrebassiste de renommée internationale, Giovanni Bottesini écrivit énormément d’œuvres qui révolutionnèrent la conception de la contrebasse. Aller au-delà des possibles en donnant à l’instrument une véritable voix insoupçonnée dans le respect des traditions, tel est le paradoxe Bottesini. Sa contrebasse se fait alors baryton ou colorature, et l’interprète jongle entre mélodies mélancoliques, et harmoniques de haute voltige dans le registre le plus élevé de l’instrument. Surnommé « Le Paganini de la contrebasse », il suscita l’admiration des critiques de l’époque qui louaient son jeu expressif et brillant.Ainsi, dans « Variazioni d’amore »,  François Leyrit et Alexandra Luiceanu mêlent leur virtuosité expressive dans un programme musical décoiffant où ces deux compositeurs sont mis à l’honneur. Partageant régulièrement la même scène, ils sont notamment tous les deux fondateurs de l’ensemble Les Anges Vagabonds, sélectionné en 2018 par le dispositif Création en Cours.
Alexandra Luiceanu

Programme : Giovanni Bottesini et Elias Parish-Alvars

 

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Mardi 13 novembre 2018 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

LA FOLLE ESCAPADE

TRIO KANTARA
Sida Bessaïh : clarinette
Christine Roman : violon
Florence Jacquin-Ribot : piano
Michel Fouquet – contrebasse

 

 

 

 

 

A l’issue de la Belle Epoque et après la Première Guerre mondiale, Paris connaît une période d’effervescence et de libération, une parenthèse délicieuse où règne une frénésie culturelle et sociale. C’est ce que l’on appellera les Années Folles. La jeunesse souhaite vivre et oublier l’horreur de la guerre. La fête est omniprésente avec les orchestres de brasserie, les salons de danse et la TSF.
Le Trio Kantara et Michel Fouquet vous entraînent dans un spectacle où musiques et anecdotes retracent la joie et la frivolité d’un Paris bouillonnant, remuant, capitale culturelle pleine d’énergie et de couleurs, combinant les arts et les talents.
Seront interprétés des arrangements célèbres de tangos, musique tzigane, variété, jazz et autres que diffusait la TSF pour divertir et faire oublier la crise, les scandales politico-financiers, ainsi que la montée du fascisme
Véritable trait d’union entre musique de variété et musique savante, ce concert met à l’honneur un patrimoine oublié, populaire et d’une grande qualité artistique.
Composé de Sida Bessaïh, véritable chambriste et musicienne éclectique explorant avec passion le répertoire classique, contemporain, jazz ou klezmer, professeur au CRI de la Baie de Somme et au Conservatoire de Massy, de Christine Roman, formée à la Haute Ecole de Genève et au CNSM de Paris où elle obtient son CA, fortement investie dans l’accessibilité à la culture pour tous et professeur au Conservatoire de Massy, et de Florence Jacquin-Ribot, formée à l’Ecole Normale et au CNSM de Paris, chambriste et soliste reconnue, professeur au Conservatoire de Massy, le Trio Kantara créé des passerelles entre les musiques, mélange les époques, les genres, les styles. Il entraîne le public vers des territoires sonores nouveaux, des découvertes grâce à l’association originale de la clarinette du violon et du piano. Pour ce concert, le contrebassiste Michel Fouquet, formé au CNSM de Lyon, lauréat de nombreux concours de musique de chambre, jouant régulièrement en soliste ou avec des orchestres, tels que celui de l’Opéra de Massy ou « Les Siècles », vient y  ajouter la puissante rondeur et la richesse sonore de la contrebasse.

Programme : Kurt Weill, Darius Milhaud, Henry Christine, Maurice Yvain etc.

 

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Samedi 1er décembre 2018 – 20h
Espace culturel Saint-André – Abbeville

PERCUSSIONS ÉCLECTIQUES

Julien Beranger et Jérémy Steibel – percussions
Avec la participation des élèves de la classe de percussion du CRI

 

 

 

Un concert de percussion, vaste programme… tant cette famille est  grande ! Peaux (caisse claire, toms), digitaux (congas, bongos, djembé), métaux (gongs, cymbales), claviers (xylophone, vibraphone, marimba)… Le percussionniste sait tout jouer !
Nous vous proposons une découverte du répertoire original pour percussion, dont une grande part consacrée à nos instruments de prédilection : le marimba et le vibraphone.Voyageons autour de la musique pour percussion, et découvrons ensemble différentes inspirations venues de tous les continents et de tous les styles : musique africaine, tango, musique répétitive, danses, tradition japonaise…
Originaires de Reims et de Sarreguemines, Julien et Jérémy se rencontrent en 2004. De leurs affinités musicales naît le projet de jouer ensemble. Toujours à l’affût de nouveaux répertoires et de nouvelles idées, ils affectionnent particulièrement le jeu sur claviers de percussion.
Parallèlement à la percussion classique, Jérémy donne également de nombreux concerts en tant que batteur dans différentes formations de musiques actuelles et s’intéresse particulièrement aux percussions africaines. Julien, quant à lui, se produit régulièrement en formation symphonique au sein notamment de l’Orchestre de Picardie, l’Opéra National de Lorraine, l’Orchestre Philarmonique de Nice ou encore l’Orchestre Régional de Cannes.
Passionnés tous deux par la transmission de la musique sous toutes ses formes, ces musiciens sont aussi des pédagogues engagés. Jérémy enseigne au Conservatoire d’Haguenau, en Alsace et Julien, au CRI de la Baie de Somme depuis la rentrée 2017, après plusieurs années au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nancy.
Julien Béranger

Au programme :

Ghanaia  – Matthias Schmitt (arr. Duo Béranger-Steibel)
Medi Tango – Astor Piazzolla (arr. Jean-Louis Maton)
La Festa per due – Nicolas Martynciow
Blue Motion – Stephen Whibley
Toccata – Anders Koppel
Marimba Spiritual – Minoru Miki

 

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Mardi 18 décembre 2018 – 20h
Eglise Saint-Fuscien – Grand-Laviers

ITINÉRANCE

Bernard Philippe – hautbois
Nicolas Dessenne – piano

 

 

Le programme de cette soirée est conçu comme un voyage spatio-temporel où le son envoutant du hautbois se mêlera à la douceur et la fougue du piano. Vous voyagerez à travers l’Europe en traversant les époques. Il sera l’occasion d’entendre certaines des plus célèbres pages pour hautbois et piano, telles que la Sonate de Camille Saint-Saëns, celle de Francis Poulenc ou encore la première Romance de Robert Schumann. Mais vous pourrez également découvrir ou redécouvrir des œuvres moins connues comme le duo concertant d’Antal Dorati (1906 – 1988) composé en 1983, compositeur et chef d’orchestre hongrois, disciple de Béla Bartok et Zoltán Kodály, comptant une discographie considérable de plus de 600 enregistrements.
Ce concert est aussi la rencontre de deux brillants musiciens formés au CNSM de Paris partageant un amour commun pour la musique de chambre et menant une carrière riche et variée. D’un côté, Bernard Philippe, en qui le son du hautbois provoqua un véritable coup de foudre dès qu’il l’entendit à l’âge de 11 ans. Ses immenses qualités artistiques, musicales et sonores ont fait de lui l’un des meilleurs hautboïstes de sa génération. Il occupa le poste de Hautbois solo de l’orchestre de Picardie pendant 40 ans. De l’autre, Nicolas Dessenne, pianiste aux multiples facettes, spécialisé dans l’accompagnement, collabore avec de nombreux artistes : les clarinettistes Pascal Moraguès et Franck Amet, le saxophoniste Fabrice Moretti, etc… Ces partenariats lui permettent d’explorer un large répertoire allant du baroque au contemporain, avec quelques incursions dans la comédie musicale et le jazz. Titulaires du CA, ils enseignent tous les deux au CRI de la Baie de Somme.

Au programme : Haëndel, Schumann, Chopin, Saint-Saëns, Britten, Poulenc,…

 

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Vendredi 18 janvier 2019 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

LES BALLADES DE MONSIEUR BRASSENS

LA CLIQUE DES LUNAISIENS Arnaud Marzorati : direction artistique et baryton – Mélanie Flahaut : basson et flûtes – Etienne Mangot : viole de gambe et violoncelle – Eric Bellocq : théorbe

 

S’il est un chansonnier qui passe sans difficulté les frontières du temps, c’est bien Monsieur Brassens, avec d’une part son répertoire extraordinaire et d’autre part son art du chant. Une voix originelle, voix du conteur ou du poète qui vous racontera en chantant des histoires mirifiques.
Un grand chansonnier, dans la plus pure tradition de ces aïeuls, aèdes et ménestrels, chanteurs de textes et de poésies, admirateurs de Vilon, Ronsard, Nerval ou Baudelaire qui comprirent que la Langue française était si belle lorsqu’elle était chantée. Lorsque Monsieur Brassens chante, on en redemande de la Poésie ! C’est avec cette grande Dame, sa muse, qu’il se ballade : qu’il nous ballade !
Les ballades de Monsieur Brassens cheminent avec Victor Hugo, Verlaine, Musset, Corneille, Lamartine,… Elles incarnent un art de la langue française d’exception. L’exceptionnel offert à tous, c’est ce que souhaitait Monsieur Brassens dans son manifeste de la simplicité.
Georges Brassens appartient ainsi à cette tradition vieille de plusieurs siècles, ces chansons à textes, ballades et complaintes, mélopées et romances, issues de ces pratiques de troubadours où le poète déclamait en musique ses récréations littéraires.
Monsieur Brassens est le passeur idéal de cette encyclopédie innombrable, inépuisable, indomptable que fut la chanson française sur plus de mille années.
Avec ce « Tour de Chant » qui rend hommage à la poésie française et à l’un de ses chantres les plus respectueux mais aussi cocasse, la Clique des Lunaisiens, spécialisée dans le Patrimoine historique de la Chanson Française, investie une page originale et récente de ce que fut le répertoire préféré des auditeurs français entre 1960 et 1980. Ils font en plus le choix d’instruments exceptionnels, fruits de la tradition du chanteur populaire, tels que le flageolet ou  la viole de gambe, recréant ainsi une atmosphère musicale totalement acoustique et baroque pour redonner encore plus d’étonnement et d’émerveillement à ce répertoire vocal qui se doit de dépasser toutes les frontières et tous les préjugés.

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Vendredi 8 février 2019 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

UN PIANO-DJINN AU PAYS DU OUD

Nasser Houari – Oud
Jean-Philippe Collard-Neven – piano

 

Un duo piano/oud représente la confluence de plusieurs mondes, genres et époques. Il y a d’abord la rencontre de l’orient et de l’occident. Si le piano pourrait incarner d’une certaine manière l’histoire de la musique classique occidentale, le oud occupe depuis des siècles une place centrale dans le monde arabe où il est considéré comme « le prince des instruments de musique ».
Mais le piano et le oud ont également connu une réappropriation par le monde des musiques non-classiques et improvisées. Et c’est peut-être cela plus que tout qui réunit ici Nasser Houari et Jean-Philippe Collard-Neven.
S’il y a une profonde affinité de Jean-Philippe pour les musiques arabes, si Nasser est pétri de culture occidentale, ce qui les relie peut-être par-dessus tout, c’est qu’ils vivent tous deux au quotidien le grand écart qui consiste à pratiquer de manière inclusive des musiques que l’on dit « savantes » et d’autres que l’on dit « populaires ». Nasser est autant à l’aise dans la musique modale que dans les rythmes Gnawa, Jean-Philippe, dans Ravel que dans des grilles d’accords de jazz.
Et ils se retrouvent ainsi dans un espace musical possible, rempli de tout cela, de grandes et petites musiques, d’occident et d’orient, d’improvisation et d’écriture. Libres d’avoir apprivoisé toutes les contraintes, dans le seul plaisir de l’échange. Cette rencontre ne s’inscrit pas dans ce que l’on nomme « musique du monde » mais il s’agit plutôt d’une musique faite par deux citoyens du monde, dont les yeux, les oreilles et les cœurs tentent de rester ouverts à la multiplicité des choses.
Nasser Houari, docteur en pharmacie marocain, est l’un des plus grands joueurs de oud actuels. Egalement compositeur, ses œuvres vont de la musique classique arabe aux musiques de film. Il se produit dans de nombreux festivals en Europe et au Moyen-Orient et reçoit plusieurs prix dont le plus notable est le « Zyriab des Virtuoses » décerné en 2009 par l’UNESCO.
Jean-Philippe Collard-Neven, pianiste, compositeur et improvisateur belge mène une brillante carrière de musicien atypique où se côtoient musique classique, contemporaine, jazz, chanson française, électro, improvisation, théâtre, danse, arts plastiques, cinéma et littérature et collabore avec des artistes tels que José Van Dam ou Nathalie Dessay. Il est professeur de musique de chambre et d’improvisation au Conservatoire Royal de Mons.

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Vendredi 8 mars 2019
Samedi 9 mars 2019
20h aqu’ABB – Abbeville

CINÉ-CONCERT

Simon Charbonnel – guitare
Georges Dumé – piano
Nawal Oueld Kaddour – piano et direction
Maitane Sebastian – violoncelle et direction
Mathieu Vanbeselaere – trombone
Avec la participation du Choeur Colors et de l’Orchestre Symphonique du CRI

©Jean-Michel Mouret
Les inventeurs du cinéma ont compris dès sa naissance que la dramaturgie d’images demandait un support aux vertus rythmiques et lyriques : la musique.
Ainsi au début du XXème siècle des compositeurs tels que Camille Saint-Saëns, Darius Milhaud, Eric Satie ou encore Dimitri Chostakovitch se passionnent pour ce nouveau genre musical et s’y essayent.
Les premières partitions écrites spécifiquement pour le cinéma ne font que soutenir le discours cinématographique souvent avec emphase et redondance. Cette fonction de redoublement amènera le compositeur Igor Stravinsky à la comparer à du « papier peint » ! Mais très vite réalisateurs et producteurs prennent conscience du pouvoir émotif qu’elle peut susciter chez le spectateur. La musique va alors dépasser ce rôle d’ « illustration » pour apporter une dimension supplémentaire chargée de sens, participant alors au récit.
Aujourd’hui certains réalisateurs et compositeurs forment de véritables duos : Steven Spielberg et John Williams, Sergio Leone et Ennio Morricone, Tim Burton et Danny Elfman ou en France Claude Zidi et Vladimir Cosma, ou Jacques Demy et Michel Legrand.
Certains réalisateurs, choisissent de ne pas commander de bande originale mais d’utiliser des grandes pages du répertoire classique. C’est le cas par exemple de Stanley Kubrick. Certaines sont d’ailleurs devenues populaires suite à leur utilisation dans un film : Trio op.100 de Schubert dans Barry Lyndon, Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss dans 2001, l’Odyssée de l’Espace, ou Musica Ricercata, de Ligeti dans Eyes Wide Shut.
N’oublions pas que le cinéma a toujours eu une fonction itinérante. Les « salles » de cinéma n’étaient à l’origine que des tentes installées au coin d’une rue ou au milieu d’un terrain vague, alors pourquoi ne pas le transporter dans une piscine ?

Au programme: J.S. Bach, S. Barber, J. Williams, M. Legrand, V. Cosma…

 

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Mardi 19 mars 2019 – 20h
Eglise Saint-Martin – Arrest

BACH ET LE SIÈCLES DES LUMIÈRES

QUATUOR SESAME Ann-Estelle Médouze et Naaman Sluchin : violons – Barbara Giepner : alto – Maitane Sebastian : violoncelle
Adrien Levassor – orgue positif

 
 
©Natacha Colmez Photography
Le XVIIIe siècle est fait de bouleversements politiques et économiques mais est également marqué par la philosophie des Lumières. L’avènement de la Raison, la conduite de l’esprit critique, l’importance de la rationalité scientifique comme base d’une réflexion indépendante mettent l’homme au cœur de son propre destin.
C’est également un siècle extrêmement riche sur le plan musical, il voit l’apogée de la musique baroque puis l’émergence et la confirmation du style classique dans sa deuxième moitié. Portée par des figures très célèbres comme Mozart ou Haydn, la période classique se stabilise et se cadre après le foisonnement du baroque. De nouvelles formations, de nouveaux genres musicaux (le quatuor à cordes et la symphonie) ainsi que l’essor du pianoforte achèvent de poser les bases d’une esthétique nouvelle.
Si 1750, date de la mort de Bach, est une frontière usuelle entre baroque et classique, ses fils ont eu un rôle fondamental de transition entre ces deux esthétiques. A l’époque de l’Aufklärung allemand, Carl Philipp Emmanuel Bach (son 2e fils) influença grandement Haydn et Johann Christian Bach (son 11e fils) rencontra le jeune Mozart à Londres.
Partir de Johann Sebastian Bach, c’est partir d’un compositeur qui a influencé directement ou indirectement un nombre colossal d’autres compositeurs. Toutes les dernières œuvres de Mozart seront par exemple très marquées de son empreinte (Requiem, Messe en ut mineur). Le Bach de ce programme, c’est celui de la cour de Köthen (1717-1723) : le transcripteur de concertos de Vivaldi (pour l’orgue et le clavecin), le compositeur des suites pour violoncelle, violon, ainsi que de nombreux concertos pour divers instruments. Bach tout comme Mozart jouait tout aussi bien du clavier (orgue, clavecin) que du violon. On le sait moins mais Mozart était un organiste confirmé qui aimait aussi à jouer de l’alto, lorsque son ami Haydn tenait le violon, lors de séances d’exécution de quatuors à cordes.
Adrien Levassor

Au programme : Concerto et Sonates de J.S. Bach et W.A. Mozart, Quatuor à cordes de J. Haydn,…

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Vendredi 5 avril 2019 – 14h et 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

ZOOM SUR LE TROMBONE

Michel Becquet
Ensemble Trombone Sphère

 

 

Comptant parmi les instruments les plus puissants de l’orchestre, le trombone possède une sonorité et une amplitude très riche, passant aussi bien des piano les plus doux aux forte les plus intenses, des sonorités les plus graves aux notes aiguës les plus brillantes.
Encore peu pratiqué il y a quelques dizaines d’années, cet instrument a tendance à se démocratiser, sa force de séduction résidant notamment dans sa capacité à s’approprier tous les styles de musiques ; on le retrouve en effet aussi bien dans le Jazz que dans les œuvres de Mozart ou Beethoven, en passant du rock/funk aux opéras de Wagner, dans les orchestres d’harmonie et Brass bands, ou même annonçant l’arrivée du seigneur Vador dans Star Wars.
Grâce à la finesse de son jeu, sa grande sensibilité, et sa sonorité unique, Michel Becquet est considéré dans le monde entier comme l’un des meilleurs représentants de l’école française des instruments à vents. Lauréats de nombreux concours internationaux, fondateur du « Quatuor de Trombone de Paris », chef permanent des « Cuivres français », directeur artistique de l’ensemble « Octobone », Michel Becquet est également un pédagogue reconnu. Il enseigne actuellement à la Haute Ecole de Musique de Lausanne et au CNSM de Lyon.
Trombone Sphère est un ensemble constitué de professeurs de trombone de la région des Hauts-de-France. Dans une démarche artistique et pédagogique, l’ensemble intervient régulièrement pour des concerts, des présentations scolaires ou des master-classes en conservatoire à travers la France, et porte le projet annuel du Lille Trombone Festival. Une magnifique vitrine pour la promotion du trombone.

Au programme :
14h à 17h Master class publique de Michel Becquet
20h Concert

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Vendredi 17 mai 2019 – 20h
Chapelle Saint-Pierre – St-Valéry/Somme

VOYAGE EN LITTÉRATURE

Angéline Le Ray – flûte et chant
Simon Charbonnel – guitare
Concert clôturant l’exposition de Jean-Pierre Charbonnel (du 2 avril au 16 mai à Garopôle)

 

 

 

 

 

« Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie. »
Henri Cartier-Bresson

« La musique a sept lettres, l’écriture a vingt-six notes. « 
Joseph Joubert

« L’art de l’écrivain consiste surtout à nous faire oublier qu’il emploie des mots. »
Henri Bergson

 

Trois citations. Trois arts. Trois artistes.Les sens s’entremêlent, certains lisent avec les oreilles d’autres écoutent avec les yeux, quoi de plus enivrant que différents arts qui forment un arc-en-ciel de saveurs?
Jean-Pierre Charbonnel, Simon Charbonnel et Angéline le Ray proposent un concept original à travers un concert photographies littérature.
Jean-Pierre Charbonnel a, pourrait-on dire, deux vies artistiques. La première en tant que musicien, guitariste émérite représentant d’une génération marquée par l’influence d’Alexandre Lagoya au Conservatoire supérieur de Paris Il a aussi bien joué en soliste qu’en formation de chambre. Citons notamment sa présence dans le « Quintette Hamann » dans les années 90, quintette de tango formé autour du bandonéoniste Albert Hamann. La deuxième, plus récente mais toujours présente car passion plus que loisir depuis déjà longtemps, en tant que photographe. Jean-Pierre a toujours beaucoup voyagé et rapporte de chaque aventure bon nombre de photographies dans son escarcelle, résultats de son œil affuté, combiné à sa sensibilité artistique. Il y a deux ans, il créé une exposition en Corrèze, sélection de ses clichés, appelée comme ici « Voyage en littérature ». Ce titre prend sens car en passionné de tous les arts, il a pour chaque photo associé un texte tiré de la littérature, qu’elle soit classique ou contemporaine. Il ne manquait plus qu’à sublimer l’image avec de la musique, et c’est là que Simon et Angéline entrent en scène.
Simon, guitariste et professeur au CRI, fût l’élève dans sa jeunesse de Jean-Pierre avant de s’envoler pour le grand Nord, emportant au passage un peu de sa sensibilité Limousine dans ses bagages. Privilégiant volontiers la musique de chambre au récital soliste, l’idée de s’associer à sa collègue Angéline, bretonne exilée, fût une évidence. Angéline Le Ray est une artiste complète car outre une licence de musicologie elle possède deux masters spécialisés du Conservatoire Royal de Mons en Belgique, un en flute l’autre en chant.
C’est donc autour de ces photos que ces deux artistes vont proposer un concert à géométrie variable, jonglant entre la guitare le chant et la flute, tantôt solistes tantôt duettistes, du désert de l’Utah aux gondoles de Venise en passant par les geysers de l’Islande, de la musique Anglaise de la renaissance à la musique onirique contemporaine japonaise en passant par le Bel Canto Italien, de Jack Kerouac à Marcel Proust en passant par Jules Verne. Ce trio vous invite à lire voir et écouter à travers ce voyage mélancolique au carrefour de l’ineffable plénitude artistique.
Simon Charbonnel

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Samedi 15 juin 2019 – 18h30
Maison des Marais – Longpré-les-Corps-Saints

UN INSTANT, DES MOTS

Maud Valentin – danse
Thomas Bernardy – portraitiste

 

« … Heureux, désespéré, heureux, brûler, geler. Garder l’enfance. Lire »
Extrait du poème Liberté, de Philippe Delerm

 

La liberté est une notion étrange, il n’existe personne qui ne la comprenne et personne qui ne puisse l’expliquer dans son sens complet. Et si la liberté est une notion que le rêve humain alimente, les mots de Philippe Delerm nous ont guidés vers cette humanité. Ce rêve change au gré des hommes et des femmes sans lesquels « liberté » n’a pas de sens.

Portés par le rythme et le sens de chansons variées et des mots empruntés à Delerm, Maud Valentin, et Thomas Bernardy composeront ce spectacle. Une improvisation dansée et dessinée, guidée par un protocle mais influencée par les visages.
Le public est partie prenante de la pièce car à travers ces mots suspendus à des fils à linge et distribués aux uns et aux autres, la danse et le dessin font naître la rencontre. Thomas croque les visages, Maud les donne et les danse. Pendant un instant, ces mots sont vivants grâce à vous, tout le monde le sait, mais ne le dites à personne…
Formée aux CRR de Nancy et Limoges puis à l’EMSD de Lille et à la Folkwang Universität der Künste de Essen (Allemagne), Maud Valentin s’est éveillée à l’improvisation dansée et à la composition dans l’instantanéité ainsi qu’aux techniques somatiques. Elle a pu explorer différents champs chorégraphiques avec des danseurs et chorégraphes tels que Carolyn Carlson, lui permettant de nourrir sa réflexion autour du corps en mouvement. Elle enseigne actuellement la danse contemporaine au CRI de la Baie de Somme.
Originaire des Vosges où il fait ses premières armes, Thomas Bernardy s’est formé aux Écoles supérieures d’art d’Épinal et de Nancy et diplômé de l’École européenne de l’image d’Angoulême. L’amour de l’image l’a conduit à Épinal, Nancy, Poitiers, Bruxelles et continue d’être un cap. Bricoleur pluridisciplinaire à l’univers étendu. L’humain est au centre des préoccupations picturales de cet artiste qui joue souvent du rapport entre texte et image.Graphiste, illustrateur, peintre, scénographe, dessinateur, son œuvre oscille sans cesse entre réel et imaginaire, superposant ces deux visions. Ses réponses ne sont en fait que des questions: Qu’est-ce qui nous anime en ce monde? Et comment le représenter?Ils intègrent tous les deux la compagnie ENCORE en 2015 au sein de laquelle Maud est danseuse et chorégraphe et Thomas scénographe de leurs spectacles.

 

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Vendredi 28 juin 2019 – 20h
Espace culturel – Hallencourt

LE PETIT POUCET
Oratorio pour choeur d’enfants

LA CLIQUE DES LUNAISIENS avec Arnaud Marzorati : direction artistique, baryton et narrateur
Mélanie Flahaut : basson
Pierre Cussac : accordéon.
Choeur Colors – Nawal Oueld Kaddour : direction

 

Jamais nous ne pourrons nous passer de Contes. Depuis la nuit des temps, ils ont pour fonction d’enseigner les valeurs et les fondements d’une société. Mais au-delà de cette pratique collective initiatique, il y a également le plaisir d’apprendre qui circule à travers tout ce savoir-faire traditionnel. Et lorsque la Tradition sert un auteur tel que Charles Perrault, c’est de la Grande Littérature qui se met au service de l’enseignement et de la Pédagogie. C’est pourquoi nous ne nous sommes pas privés de retourner vers ces histoires merveilleuses, baroques et évocatrices de la genèse de ce que peut être le besoin du geste artistique. L’artiste n’est pas seulement rêveur, il est celui qui invoque le plaisir d’apprendre.
De ce Petit Poucet découle le souhait de raconter une histoire musicale, histoire de mots et de notes, comme purent le faire Ravel ou Prokofiev. Une histoire d’enfants, racontée et chantée par les enfants.
Ce semi-opéra est avant tout une création, savoureux mélange de chansons traditionnelles issues pour la plupart d’un répertoire oral collecté par des folkloristes amateurs, de pièces composées et arrangées pour l’occasion et d’une trame narrative. Les enfants vont alors relever le défi de devenir musiciens-comédiens.
Pour ce projet le chœur Colors du CRI de la Baie de Somme dirigé par Nawal Oueld Kaddour retrouve Arnaud Marzorati dont la collaboration en 2014 sur l’opéra pour enfants d’Isabelle Aboulker, « Les enfants du Levant » avait été un succès humain et artistique.
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